« Les neuroscientifiques ont montré que, comme un muscle, la façon dont on utilise son cerveau modifie la façon dont il fonctionne. La méditation entraîne ce phénomène de neuroplasticité : on a observé des modifications de fonctionnement dans des régions du cerveau qui sont impliquées dans la régulation de l’attention et stress, la mémoire, les émotions, la conscience de soi et l’empathie.
D’un point de vue purement psychologique, le mécanisme central mène à reconnaître, identifier et mettre à distance des éléments de notre expérience. Il y a une différence entre ce qui se passe et la façon dont notre esprit le commente, entre rater quelque chose et être nul. Souvent on confond la réalité avec nos pensées réflexes. En méditant, on s’entraîne à mettre nos pensées à leur place. C’est un apport précieux car plutôt que des réactions réflexes qui se retournent souvent contre nous, cette mise à distance nous permet de faire un pas de côté, et de nous positionner de façon plus habile en entraînant des capacités de reconnaissance, d’acceptation et de distanciation. »